Chapelle Saint-Urfold

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Mardi 30 mai 2017, dans le cadre le leur projet d'école sur le thème de l'étude du patrimoine historique, les élèves de CM1/CM2 ont rencontréles représentants de l'association "Les Amis de St-Urfold" sur le site de la chapelle.

Cela a été l'occasion de (re)découvrir l'historique de ce lieu et du pardon.

Afin de laisser une trace historique de cette renconter, et également avec l'objectif de sensibiliser les enfants à la protection de l'environnement proche, ils ont procédé à la plantation d'un chêne.

 

C’est un cadre magnifique, situé à un kilomètre au Nord-Ouest de l’agglomération, sur la route de Coat-Méal, qui abrite à la fois une fontaine et une chapelle, remarquablement rénovée sous la houlette de l'association des Amis de St Urfold.

 

Elle daterait du XVème siècle (l’époque de Jeanne d’Arc) mais il est vraisemblable qu’elle contient partiellement des structures de chapelles antérieures.

Elle renferme le tombeau de l’ermite qui consiste en un sarcophage uni, sans inscription, mais ayant dans son intérieur une arcade allongée, par laquelle passent et repassent les pèlerins.

Le sarcophage élevé de terre de trois pieds, repose sur la pierre dont Saint-Hervé avait recouvert jadis le tombeau de son oncle.

 

 

 

 

La chapelle, vendue à la révolution, fut cédée en 1825 à la commune par un certain M. Guéna.

En 1841, la commune la donna à titre gratuit à la « fabrique » pour qu’elle soit à nouveau ouverte au culte.

La chapelle n’avait qu’un autel et comportait les statues du St  patron, de Notre Dame des Douleurs et de St-Jean l’Evangéliste.

 

 

 

 

Au cours des décennies qui suivirent, elle se dégrada progressivement et il fallut toute l’abnégation des Amis de St-Urfold pour lui refaire une santé, en l’ornant en particulier de vitraux réussis relatant la vie de l'ermite.

 
A noter les multiples orthographes que l'on rencontre aussi bien dans les textes que sur les ex-voto de la chapelle : on peut citer entre autres Urfot, Urfol, Urfoal et plus loin dans le temps : Wulphroëdus.

 

Qui était Saint-Urfold?

D’après la tradition, il serait né à Landouzan sur la commune du Drennec vers le VIème siècle et aurait été formé à la vie religieuse au monastère d’Ack. St Urfold était le frère de  Rivanone, mère de St Hervé honoré à Lanhouarneau et le frère de St Rivoaré, qui a donné son nom à la paroisse voisine de Lanrivoaré

Saint-Urfold vécut en solitaire dans cette forêt de Dunan (du breton Doun : profond) qui s’étendait de St-Renan à Plouvien et qui fut décimé, entre autres, pour construire à Brest la flotte de Louis XI.

C’était un personnage d’une rare sainteté, un ermite qui vivait à l’écart  de la société et de sa famille dans une intention de pénitence et de contemplation.

L’historien Albert Le Grand nous dit qu’après sa mort, son oratoire et son sépulcre furent au point qu’on ne pouvait plus discerner l’endroit exact où avait été inhumé le Saint Ermite. 

 

Son neveu, Saint-Hervé

Son neveu, Saint-Hervé, eut par révélation, connaissance de la mort de St Urfold et se mit en route vers l’oratoire de son oncle. Il s’y prosterna pour prier et au cours de son oraison, le sol trembla si fort que tous ceux qui étaient avec lui furent jetés à terre; la terre s’ouvrit  et de cette ouverture sortit une odeur suave et odoriférante.

St-Hervé, ayant, par ce miracle, connu et trouvé le tombeau de son oncle l’accommoda de pierres et le lieu devint bientôt le cadre de miracles. C’est sûrement là l’origine du culte qui est encore rendu à notre saint. 

Saint-Hervé est né dans une famille de bardes. Aveugle depuis son jeune âge, guidé par un loup, selon la légende, il mena une vie de pèlerin. Un jour cependant, il se fixa à Plouvien, puis à Lan-Houarneau où il se consacra à Dieu pour en chanter les louanges dans le monastère qu'il y fonda. 

La statue de Saint-Hervé accompagné de son loup est posée sur le tombeau de Saint-Urfold.

 

Les vitraux de la chapelle ont été réalisés par Hubert de Sainte-Marie, Maître verrier à Quintin.

Les vitraux des chapelles de Saint-Urfold et des Trépassés sont l’œuvre du maître verrier de Quintin. Né le 30 août 1923 à Reims, décédé le 18 avril 1991 à Quintin, Hubert de Sainte-Marie, petit neveu du Maréchal Lyautey, découvre l’été en Bretagne à Carantec de 1931 à 1936. De 1940 à 1945, sa brillante formation aux écoles des Beaux-Arts de Reims et de Paris lui permet en 1946 d’être le lauréat du concours des vitraux, organisé par les monuments historiques pour le Sacré Cœur de Montmartre. En 1947, sur proposition de Monsieur Jean De Bagneux, Maire de Quintin, accompagné de son épouse Françoise, artiste décoratrice, et de son premier compagnon Monsieur Jean Michel Baladi, il installe son atelier dans les étages du château du XVIIe siècle à Quintin.

Plus d'infos sur Hubert de Sainte-Marie : http://archives.cotesdarmor.fr/uploads/REDACTEURS/184J.htm

 

Calvaire de la chapelle Saint-Urfold

 

Fontaine de Saint-Urfold

 

Le Pardon de Saint-Urfold

Traditionnellement, le Pardon de Saint-Urfold a lieu le lundi de la Pentecôte et est associé à la kermesse des écoles privées locales, Notre-Dame et Saint-Yves. Depuis l'année 2007, il a été avançé au dimanche.
A cette occasion, la tradition veut que les fidèles passent sous l'arcade du tombeau en invoquant Saint-Urfold pour la guérison de leurs rhumatismes.

 

Travaux de sécurité sur le placître de St Urfold

Il y a deux ans à Saint-Urfold la chute accidentelle d’un frêne de 20 mètres de haut avait surpris les responsables communaux et les membres de l’association « les amis de Saint-Urfold ». Le rapport d’expertise réalisé par un inspecteur de l’office national des eaux et forêts a révélé les dangers que représentent certains arbres pour la chapelle et le public.

Suite à cette expertise la commune et les amis de Saint-Urfold ont, d’un commun accord, entrepris un chantier d’élagage des branches qui présentaient à terme des risques pour la toiture, le clocher et le calvaire.

Le hêtre creux situé près de l’entrée du placître a été abattu. Sa ramure originale et son tronc largement ouvert attiraient le regard et la sympathie des visiteurs. Malgré ses multiples blessures et malformations, il aura résisté jusqu’au bout à l’attaque de la tronçonneuse. En effet, l’intérieur du tronc cachait une véritable poubelle, remplie de terre, de pierres et de verre. Ce type de découverte n’est guère appréciée ni par la tronçonneuse, ni par les bénévoles.

La nacelle louée par la commune était manoeuvrée par Sébastien Cueff et Stéphane Le Hir. Les amis de Saint-Urfold ont pris en charge l’évacuation du bois. L’utilisation de la nacelle a également permis de constater l’usure de la fixation de la cloche, qui a donc été descendue pour réparation.

Stéphane Bergot, adjoint municipal en charge de l’environnement et de la voirie, est venu visiter le chantier et s’est déclaré très satisfait de la collaboration entre les amis de Saint-Urfold et la commune.

 

La "Marguerite de Saint-Urfold"

C'est au cours du chantier d'élagage des arbres du placître que les Amis de St Urfold ont découvert la fragilité du système du balancier de la cloche de la chapelle. Pour des raisons de sécurité, il a été décidé de descendre la cloche pour effectuer la réparation des pièces métalliques défaillantes. Cette cloche, baptisée "Marguerite de Saint Urfold", a été réinstallée dans sa chambre au sommet du clocher de la chapelle pour pouvoir annoncer comme il se doit le pardon de St Urfold le dimanche de la Pentecôte.